• L'homme se complique inutilement l'existence en recherchant sans trêve des solutions lointaines et compliquées, c'est seule la solution immédiate qui compte et aucune autre.
  • Il est beau le progrès ! Quand on pense que la police n'est même pas fichue de l'arrêter...
  • Pourquoi, à l'instar des objets, n'existe-t-il pas un bureau des amours perdues et trouvées ?
  • Il vaut mieux ne rien avoir que d'avoir des choses qui ne servent à rien.
  • Rien n'est plus agaçant que de ne pas se rappeler ce dont on ne parvient pas à se souvenir et rien n'est plus énervant que de se souvenir de ce qu'on voudrait parvenir à oublier.
  • Souffrant d'insomnie, j'échangerais un matelas de plumes contre un sommeil de plomb.
  • J'ai un bel avenir devant moi. Mais je l'aurai dans le dos chaque fois que je ferai demi-tour.
  • Tout vient à point à qui sait bien attendre ce qui l'attend au tournant et qui lui pend au nez sans savoir d'où ça vient.
  • La difficulté est à la réalisation des choses ce que le mur est au militaire qui éprouve le besoin de sortir sans permission !
  • Écouter les autres, c'est encore la meilleure façon d'entendre ce qu'ils disent.
  • C'est fatigant de voir les autres se reposer.
  • Un concerné n'est pas forcément un imbécile en état de siège pas plus qu'un concubin n'est obligatoirement un abruti de nationalité cubaine.
    Les pensées, éd. Le Cherche midi
  • Le véritable égoïste est celui qui ne pense qu'à lui quand il parle d'un autre.
  • Ce n'est pas parce qu'en hiver on dit "fermez la porte, il fait froid dehors", qu'il fait moins froid dehors quand la porte est fermée.
  • Le rythme de la vie moderne ne nous permet pas de nous arrêter un instant sur le bord du trottoir de l'existence.