• Un pays riche est une nation qui a réussi à cacher ses pauvres.
  • Le malheur étant, comme le bonheur, affaire de comparaisons, il convient, à partir d'un certain âge, d'avoir toujours à sa botte plus vieux et plus déshérité que soi. Un septuagénaire rhumatisant que l'on place à côté d'un nonagénaire paralysé n'ose plus se plaindre de ses articulations.
  • Heureux les bisexuels qui peuvent regarder toute l'humanité avec les yeux de l'amour...
  • De plus en plus de gens jouent avec les mots, et de moins en moins avec les idées.
  • La modestie est l'art de faire dire par d'autres tout le bien que l'on pense de soi-même.
    Maximes au minimum, éd. Robert Laffont
  • Lorsqu'on dit d'une femme qu'elle n'a pas froid aux yeux, c'est qu'on pense qu'elle a le feu quelque part.
  • En amour, c'est comme à l'armée : quand on vous rétrograde, il faut changer de corps.
  • La plupart des éditeurs persistent à considérer que l'auteur est un individu auquel on rend suffisamment service en publiant son bouquin, pour qu'on n'ait pas besoin de lui verser un peu d'argent.
  • Se trouver parfois en désaccord avec soi-même : c'est peut-être le début de la fameuse vie intérieure promise à quelques privilégiés.
  • La prostitution est une des rares professions qui soient demeurées très artisanales en dépit du progrès technique.
  • Le jeu n'est-il pas la dernière source du rêve ? Chaque possédé du démon revit à son compte personnel l'histoire de Perrette et de son pot au lait. On s'approche de la table du casino pour gagner une Bentley, et l'on dissipe jusqu'à l'essence qu'on devait mettre dans sa 4 CV.
    En pièces détachées, éd. Presses De La Cité
  • Les journalistes sont de grands enfants. Ils posent de grandes questions et se contentent de toutes petites réponses.
  • Le moi est haïssable. Mais c'est tout ce que j'ai.
  • À partir d'un certain âge, il n'y a plus de victoires. Seulement des commémorations.
    Mille et une pensées, éd. Le Cherche Midi
  • Si les chiens ne font pas des chats, c'est surtout parce que les éleveurs auraient du mal à les vendre.
    Mes dernières pensées sont pour vous, éd. Flammarion