• La joie est plus profonde que la tristesse.
  • L'homme qui est incapable de s'asseoir au seuil de l'instant en oubliant tous les événements du passé, celui qui ne peut pas, sans vertige et sans peur, se dresser un instant tout debout, comme une victoire, ne saura jamais ce qu'est un bonheur…
    Considérations inactuelles (1873)
  • La grandeur de l'homme, c'est qu'il est un pont et non une fin...
    Ainsi parlait Zarathoustra
  • Nul vainqueur ne croit au hasard.
  • Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu'elles le sont.
  • On n'entend que les questions auxquelles on est en mesure d'apporter une réponse.
  • Avoir honte de son immoralité, c'est un premier degré de l'échelle ; arrivé en haut, on aura honte aussi de sa propre moralité.
  • C'est la société, notre société policée, médiocre, castrée, qui, fatalement, fait dégénérer en criminel un homme proche de la nature, venu des montagnes, ou des aventures en mer. Ou plutôt, presque fatalement : car il est des cas où un tel homme se révèle plus fort que la société.
    Crépuscule des idoles, ou Comment on philosophe avec un marteau (1888)
  • La doctrine de l'égalité ! Mais c’est qu'il n'y a pas de poison plus toxique : c'est qu'elle semble prêchée par la justice même, alors qu'elle est la fin de toute justice… "Aux égaux, traitement égal, aux inégaux, traitement inégal", telle serait la vraie devise de la justice. Et ce qui en découle : "Ne jamais égaliser ce qui est inégal".
    Crépuscule des idoles, ou Comment on philosophe avec un marteau (1888)
  • Qu'est-ce que le bonheur ? Le sentiment que la puissance croît, qu'une résistance est en voie d'être surmontée.
  • Il y a une morale des maîtres et une morale des esclaves.
  • La liberté, c'est de savoir danser avec ses chaines.
  • Tout le monde croit que le fruit est l'essentiel de l'arbre quand en réalité, c'est la graine.
  • La moralité, c'est l'instinct grégaire chez l'individu.
  • Celui qui lutte contre les monstres doit veiller à ne pas le devenir lui-même. Or quand ton regard pénètre longtemps au fond d'un abîme, l'abîme lui aussi pénètre en toi.