• Ce qui donne du bonheur immédiat, c'est de voir jour par jour croître son œuvre sous ses mains et de la voir arriver à sa perfection.
  • La friction intellectuelle qu'est le débat crée les conditions d'un profit mutuel aux esprits qu'il confronte, leur permettant de rectifier leur propre pensée et d'ouvrir des perspectives nouvelles.
  • Plus vous serez intelligents et plus vous souffrirez.
  • Limiter le cercle de ses relations : on offre ainsi moins de prise au malheur. La limitation rend heureux.
  • La passion amoureuse n'a en vue que la procréation d'un individu de nature déterminée.
    Le Monde comme volonté et comme représentation (1819)
  • En réalité, l'amour n'est rien d'autre qu'une illusion sans pareille. Il inculque à l'amoureux une disposition à renoncer à tous les plaisirs et délices de la vie simplement pour s'allonger auprès d'une femme qui ne lui apportera pas plus de joie qu'une autre. Naturellement, tout se résume à cela en fin de compte. La preuve en est que cette passion ardente, comme toutes les autres émotions, excitations et désirs, s'éteint avec le plaisir, laissant les amants sous le choc et déconcertés.
    Métaphysique de l'amour
  • Par ces réflexions sur la musique, j'ai tâché de prouver que, dans une langue éminemment universelle, elle exprime d'une seule manière, par les sons, avec vérité et précision, l'être, l'essence du monde, en un mot, ce que nous concevons sous le concept de volonté, parce que la volonté en est la plus visible manifestation.
    Le Monde comme volonté et comme représentation (1819)
  • Les hommes sont mille fois plus acharnés à acquérir des richesses que la culture, bien qu'il soit parfaitement certain que le bonheur d'un individu dépend bien plus de ce qu'il est que de ce qu'il a.
  • Nous avons beau vieillir, nous caressons en notre for intérieur la conviction d'être exactement le même que celui que nous étions dans notre jeunesse, voire dans notre enfance. Cette chose inchangée, c'est le noyau de notre essence.
  • Borner ses désirs, refréner ses convoitises, maîtriser sa colère, se rappelant sans cesse que chaque individu ne peut jamais atteindre qu'une partie infiniment petite de ce qui est désirable.
    Parerga et Paralipomena
  • L'égoïsme inspire une telle horreur que nous avons inventé la politesse pour le cacher, mais il perce à travers tous les voiles et se trahit en toute rencontre.
  • On ne remarque que les défauts et les vices des autres, et non les siens. Mais chacun possède en autrui un miroir dans lequel il peut voir ses propres vices. Mais il fait d'ordinaire comme le chien qui aboie contre le miroir, parce qu'il ne sait que c'est lui-même.
    Parerga et Paralipomena
  • Ni aimer ni haïr comprend la moitié de toute sagesse ; ne rien dire et ne rien croire, voilà l'autre moitié…
  • La politesse est sage : la grossièreté, par conséquent, stupide. Se faire, sans nécessité et avec intention, des ennemis en commettant des impolitesses, c'est de la frénésie, tout comme de mettre le feu à sa maison.
  • Dans l'âge mûr, on s'entend mieux à se garder contre le malheur, dans la jeunesse à le supporter.
    Les aphorismes sur la sagesse dans la vie (1886)